7 mois, le bilan

Dire qu’il y a quelques mois de cela, nous vivions paisiblement, sans trop nous poser de questions.

J’ai découvert cette démarche personnelle en lisant un article du blog les Echos verts, puis un second et découvrit le blog d’Antigone XXI et plus particulièrement, son article sur le No-poo. J’ai pris conscience (un peu plus) du mode de vie dans lequel ma famille évoluait.

La nourriture, les vêtements, les produits ménagers, les cosmétiques, bref tout était à reconsidérer.

Bien décidée à tout changer, j’ai voulu tout changer dans la maison, d’un coup ! Évidemment, mon mari, qui n’avait pas suivi ce cheminement, freina des deux pieds ! Mais cela ne me découragea pas. J’ai décidé seulement d’y aller plus lentement, en impliquant ma famille petit à petit, pièce par pièce.

Etape 1 Vers un dressing minimaliste

Ayant déménagé 3 fois en 3 ans, quelques cartons n’avaient pas encore été déballés. Donc je fis un premier tri dans mes affaires que je n’avais pas mises depuis plus d’un an. J’ai sélectionné, avec honnêteté, celles que je mettais réellement (c’est le plus dur !). Toutes les affaires que je ne voulais pas garder, je les ai données ou vendues. Au final, j’ai donné 3 gros cartons… Ça laisse songeur.

Mon mari quant à lui n’a pas voulu procéder de cette manière. Ayant un « bordel organisé », il ne prenait pas vraiment conscience du nombre de t-shirt qu’il avait. Après avoir tout rangé et s’être rendu compte que tout ne rentrait pas dans l’armoire, il commença à trier, à son rythme !

Etape 2 La salle de bain

Ma bête noire… Il y en avait tellement qu’on ne savait pas par quoi commencer. Alors, nous avons procédé produit par produit. Pour chacun d’entre eux, nous avons soit trouvé une alternative, soit supprimé complétement de notre quotidien, dans un souci de minimalisme.

Aujourd’hui, nous avons :

 

Il nous reste à enlever/ changer :

  • Les derniers vernis à ongles
  • Le dissolvant
  • Lime à ongle
  • Dentifrice enfant
  • Réduire encore ma trousse à maquillage…

En 7 mois, je n’ai toujours pas une salle de bain zéro déchet… Ça prend du temps le changement !

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Etape 3 La cuisine

Nous n’avons jamais été de très gros consommateurs, mais malgré tout, nous achetions nos fruits dans des sacs en plastique, de la viande en barquette, des céréales en paquets… Et au niveau du matériel de cuisine, nous avions des poêles en Teflon, des contenants en plastiques…

Pour modifier nos habitudes, nous avons procédé du plus facile au plus difficile.

L’alimentaire

La 1ère chose la plus facile à mettre en place, c’est l’utilisation de sac en tissu. Ne sachant pas coudre, nous avons demandé à notre couturière préférée de nous faire quelques sacs à légumes.

Ensuite, nous avons commencé à acheter tous les produits secs en vrac (légumineuses, pâtes ; riz, pain, céréales). Il y a eu des loupés, car il faut penser à prendre les sacs donc anticiper.

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Nos bocaux récupérés!

Puis, le plus difficile à mon sens, apporter ses contenants pour tous les autres produits. En fonction du lieu où vous habitez et de vos commerçants, cette étape peut être plus ou moins compliquée à mettre en place. Dites-vous toujours que les commerçants n’ont pas encore l’habitude de ce genre de demande donc peuvent être réfractaires au changement. Généralement, si vous expliquez votre démarche sereinement  (« je fais attention à mes déchets » ; « dans un souci écologique »…), les commerçants accepteront d’utiliser vos contenants sans problème. Malheureusement, nous connaissons tous des contres exemples et là c’est à vous de choisir : soit vous partez sans rien acheter, soit vous acceptez l’emballage, mais ne reviendrez pas. C’est un vrai choix de consommation !

 

  • Compost

Nous avons fait le choix d’un lombricomposteur, qui nous semblait plus en adéquation avec notre mode de vie. Il y a un côté pédagogique (voir les vers, le changement rapide) que l’on trouvait intéressant pour notre fils.

Pour une fois, nous n’avons ni fabriqué, ni récupéré mais ACHETER NEUF ! Oui c’est mal… Sauf que nous avons acheté à une petite société française « La Boîte à Terre », basée à Nancy. Il est tout en bois, esthétique, facile  à monter.

Éric le lombric, nous remercie à chaque fois que l’on lui donne à manger et notre poubelle s’allège d’autant.

EDIT: Nous avons donné notre lombricomposteur devenu trop petit et nous l’avons troqué contre un compost. L’agglomération orléanaise prête des composteurs alors n’hésitez pas à vous renseigner! 😉

  • Les matériaux

Comment vous dire… je savais vaguement que le plastique n’était pas fantastique… J’ai donc commencé à me renseigner un peu partout. Les éco-défis de Natasha m’ont énormément aidé dans cette démarche. Ce que j’en retire c’est qu’il vaut mieux privilégier :

    • le verre (aucun transfert sur les aliments et recyclable à l’infini) ;
    • le bois ;
    • l’inox (durable et sans impact alimentaire). Le seul inconvénient de l’inox est son coût ! C’est un vrai investissement durable.

Le site sans-bpa.com est une vraie mine d’or pour s’équiper durablement.

De notre côté, il reste encore du travail. Nous avons encore les contenants en plastique, mais nous les remplaçons au fur et à mesure par des bocaux en verre que nous avions déjà à la maison. Et dès que je trouve des poêles en inox à La Ressourcerie AAA, j’en achète une !

Le bilan de ces 7 mois est donc positif. Tout le monde à la maison fait attention malgré des loupés. C’est aussi ça la vie ! Nous avançons à notre /nos rythme(s), ne se préoccupant pas du jugement des autres mais nous sommes très ouverts à la discussion et à la découverte d’expériences d’autres personnes.

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5 commentaires sur « 7 mois, le bilan »

  1. Bravo ! J’ai également eu une prise de conscience assez violente. Le minimalisme et le zéro déchet font donc parti de mon quotidien désormais. De nouvelles habitudes à acquérir mais finalement ce n’est pas si compliqué ! J’ai ouvert une nouvelle rubrique sur mon blog sur le sujet qui m’accompagne dans cette démarche. A bientôt

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  2. Bonjour,
    Je découvre votre blog par cet article, bravo. Je suis originaire de Chécy (10 km d’Orléans), et quand je suis de passage dans le Loiret, je viens avec tous mes produits achetés en Ille-et-Vilaine. Les magasins bio que je connais (Semoy et Chécy qui a fermé depuis) sont excessivement chers et n’incitent pas du tout le consommateur à se diriger vers des produits bio. Ayant vécu dans plusieurs départements, j’ai trouvé la différence de prix et la faible diversité de produits assez frappante. Cependant je suis complètement dans la même démarche que vous, et si vous avez des lieux d’achats à conseiller, ça m’intéresse!

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  3. Quel bel exemple que vous nous donnez là ! Pour ma part, j’ai encore du mal à convertir le restant de la famille au zéro déchet (je suis étudiante donc pas tout le temps chez mes parents et je suis aussi dans le zéro déchet & végétarisme donc ça fait beaucoup de choses d’un coup ! ), mais il faut s’accrocher ! Les gens évoluent, petit à petit 😉
    Bonne continuation 🙂

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